Animaux en co-location : nos conseils et bonnes pratiques

Vie quotidienne
Animaux en co-location : nos conseils et bonnes pratiques

Envie d’adopter un animal de compagnie en co-location ? Ou de rejoindre un logement partagé avec votre boule de poils préférée ? Tous nos conseils et bonnes pratiques pour un quotidien serein avec vos co-locataires.

 

Posez-vous les bonnes questions

Certaines questions paraissent évidentes lorsqu’il s’agit d’accueillir un compagnon domestique, et pourtant, il est primordial de se les poser.

  • Le logement est-il assez grand pour accueillir votre ami à quatre pattes ?
  • Un parc ou un jardin sont-ils disponibles à proximité, pour permettre à votre chien ou votre chat de se défouler un peu ?
  • Avez-vous le temps de vous occuper de votre animal ? Ou prévoyez-vous de répartir cette charge entre co-locataires ?
  • Qui en prendra soin en votre absence ?
  • Vos co-locataires sont-ils bien tous d’accord sur le principe ?
  • Et, question primordiale, personne dans la co-location n’est allergique aux animaux ou n’en a peur ?

N’imposez surtout pas de choix qui ne soit pas acceptés unanimement. Il en va de la pérennité de votre co-location.

Votre animal sera d’autant mieux accueilli s’il est attendu par tout le monde !

 

Anticipez votre budget

Vivre en co-location vous permet d’optimiser de nombreux postes de dépenses : montant du loyer, courses si vous les partagez avec vos co-locataires, loisirs et abonnements divers

Adopter un animal de compagnie représente un véritable budget. Il vous incombe totalement s’il s’agit de votre propre animal : vous pourrez en revanche partager les frais entre co-locataires si vous souhaitez tous être son “propriétaire”.

  • Alimentation. Poisson rouge, hamster, chien ou chat : hormis l’achat, le poste de dépenses le plus important reste l’alimentation de vos chers compagnons, à hauteur de trois quarts du budget. Surtout qu’ils ont désormais droit à une attention toute particulière de la part des industriels et des publicitaires : menus gourmets, plats allégés, repas bio… Pas moins de 300 références existent en supermarché !
  • Hygiène et soins. Santé, soins, accessoires, vaccins et toilettage : chouchouter votre animal a un coût qu’il convient d’anticiper, même si les frais sont partagés.
  • Entre 600 et 800 euros par an. Les chiens sont les animaux qui reviennent le plus cher (800 euros par an), suivis des chats (600 euros). Un poisson rouge est forcément plus économique : 40 euros par an !
  • Quel animal adopter ? Chien, chat, lapin nain, cochon d’Inde ou furet ? Pour faire votre choix, retrouvez les caractéristiques de chacun (longévité, affectivité, taille, dépenses, etc.).

 

Prévoyez des concessions dans votre vie quotidienne

Un animal nécessite d’adapter sa vie de tous les jours, surtout lorsque vous partagez un appartement entre plusieurs co-locataires. Difficile de faire la fête avec plus de dix personnes si vous ne voulez pas l’effrayer ou le mettre en danger.

Si l’animal vous appartient, vos co-locataires peuvent bien sûr le garder ponctuellement, mais n’abusez pas de leur gentillesse : un animal demande soins et présence, à vous d’assurer !

 

Attention aux dégâts

Laisser un animal seul et sans surveillance la journée, si chacun des co-locataires travaille à l’extérieur, c’est prendre le risque de retrouver des objets renversés en rentrant… Certains compagnons aiment par ailleurs les réveils matinaux, quand d’autres sont plutôt bruyants, de jour comme de nuit…

La meilleure solution : en parler avec vos co-locataires. Anticipez, encore, les risques encourus et abordez la question avant qu’un incident ne survienne, pour qu’il soit simple à gérer et ne génère aucun conflit. La communication reste la clé.

 

Un propriétaire peut-il interdire les animaux en co-location ?

La législation est précise concernant le traitement d’un animal de compagnie au sein d’un logement dont on n’est pas propriétaire.

  • En principe, un locataire a le droit de détenir un animal domestique chez lui. Toutefois, le bailleur peut le lui interdire. La portée de cette interdiction varie selon la nature du contrat de location.
  • Le locataire a le droit de détenir un ou plusieurs animaux domestiques dans son logement (loué vide ou meublé) dès lors qu’il assure la jouissance paisible des lieux et de l’immeuble. Il reste donc responsable des dégâts et des troubles anormaux de voisinage que son animal peut causer.
  • Toutefois, le bailleur peut interdire la détention d’un chien dangereux appartenant à la 1ère catégorie (chiens d’attaque) par une clause insérée au sein du contrat de location.

 

Pourquoi pas une chambre contre services ?

La chambre contre services désigne la mise à disposition gratuitement d’un logement, d’une chambre libre ou d’un studio au domicile du propriétaire en échanges de services comme les courses, le ménage, le jardinage, le baby-sitting ou encore l’aide aux personnes âgées.

Et pourquoi pas une chambre en échange – entre autres – de la garde de vos animaux domestiques ? Vous pouvez ainsi partir en vacances en toute tranquillité tout en rentabilisant un espace devenu trop grand.

 

Et la co-location entre animaux ?

Vous avez un chat et votre co-locataire un chien ? Vous avez la place pour les deux animaux, mais leur co-habitation peut-elle bien se passer ?

Si vous suivez quelques règles de base, tout devrait se passer pour le mieux.

  • Si l’adoption n’a pas encore eu lieu, préférez un chaton ou un chiot, qui pourront grandir ensemble et ne pas développer d’agressivité propre aux animaux adultes. Ils ne remarqueront pas leurs différences et s’entendront comme chien et chat, mais de manière positive !
  • Entre animaux adultes, tâchez d’assortir les personnalités, avec patience et quelques ruses : un chat espiègle et un chien dynamique, un chat câlin et un chien calme…
  • Leur première rencontre doit avoir lieu à domicile, sur leur futur terrain de jeu, et sous votre supervision emplie de tendresse et de caresses.
  • Ils refusent de se “parler” : ne les forcez pas et laissez faire les choses !
  • Attribuez-leur un territoire respectif : eux aussi ont le droit à leur intimité…
  • Si vraiment le courant ne passe pas, un dresseur ou un vétérinaire sauront sans doute vous aider à rétablir la communication.

 

Un co-locataire qui s’avère un médiateur hors pair

Bien sûr, un animal de compagnie n’est pas à envisager que comme une contrainte. Des chercheurs ont montré que la présence d’un animal dans un foyer améliore le nombre et la qualité des échanges. Ses exploits comme ses bêtises agissent comme un formidable lien social, nourrissant les sujets de conversations et apportant une véritable source d’apaisement aux co-locataires. Ce centre d’intérêt commun génère complicité, partage et oxygène en cas de tensions.

En cas d’horaires décalés avec les autres co-locataires, les bénéfices pour le moral sont avérés. L’animal tient compagnie, permet de se sentir moins seul(e), de se relaxer et de se changer les idées quand il faut sortir le chien : l’occasion de prendre l’air ! Selon plusieurs études (Observatoire International des Bien-être(s), Université de Cambridge, Inserm), près de 68 % des individus interrogés estiment qu’un animal de compagnie permet de se sentir mieux dans la vie, de s’épanouir.

Alors, prêt(e) à vous lancer ?

 

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Crédit photo : DR