Co-location monoparentale : l’histoire de Nada et Angel.

Témoignages

La co-location séduit aussi les familles monoparentales avec des enfants en bas-âge, comme en témoigne Nada, maman solo indépendante et déterminée.

Nada a 26 ans. À  20 ans, elle est devenue maman d’un petit garçon prénommé Angel. Depuis 2 ans, ils vivent en colocation avec un autre étudiant. Interview de l’une de ces mamans solos qui osent la co-location.

 

COOLOC : Nada, comment vous est venue l’idée de vous mettre en co-location ?

Nada : Au début, je ne pensais pas que c’était possible. J’avais vécu en co-location de mes 18 à mes 20 ans. Mais je ne savais pas, qu’étant devenue maman célibataire, cette option m’était toujours possible. Je pensais que la co-location s’adressait aux étudiants et aux personnes actives célibataires et sans enfant. Mais j’en ai eu assez de vivre chez mes parents, je devais quitter le nid familial et je me suis dit : « pourquoi pas ! ».

 

COOLOC: Comment s’est passée votre recherche de co-location ?

Nada : Elle s’est avérée vraiment compliquée. Je postais des annonces un peu partout sur les réseaux sociaux. L’idéal était de trouver un autre parent célibataire. Mais quand je trouvais enfin quelqu’un qui réunissait les critères du co-locataire idéal, il y avait toujours quelque chose qui n’allait pas. Soit l’appartement était trop éloigné de mon université et de mes grands-parents qui gardent souvent Angel, soit il était trop petit.

 

COOLOC : Vous parlez de critères. Justement, qui est le co-locataire idéal pour vous ?

Nada : Même si je suis jeune et encore étudiante, je ne peux pas me permettre de faire n’importe quoi. Je suis avant tout maman. Je me dois d’élever mon enfant dans un environnement propice à son bon développement. Le premier critère est donc que mon co-locataire soit posé et responsable. Bien sûr, il peut faire la fête, mais il doit avoir une vie compatible avec l’éducation que je donne à Angel. Ensuite, il faut qu’il aime les enfants et qu’il s’entende bien avec mon enfant.

 

COOLOC : Aujourd’hui, vous vivez en co-location, vous avez donc trouvé ce que vous recherchiez ?

Nada : Oui… Finalement, je n’ai pas cherché très loin, je me suis installée avec un ami. Je le connais depuis 6 ans. J’ai complètement confiance en lui. Il est étudiant en école de commerce et a le même âge que moi. Il est sérieux et on s’entend vraiment bien. Parfois, il garde Angel. Il s’entend très bien avec lui.

 

COOLOC : Pourtant, initialement, vous ne souhaitiez pas cohabiter avec l’un de vos proches ?

Nada : C’est vrai, je cherchais quelqu’un qui soit extérieur à ma vie. Je ne voulais pas imposer ma situation à l’un de mes amis. Je ne voulais pas tout mélanger. Mais face à la difficulté de trouver la bonne co-location, j’ai changé d’avis.

 

COOLOC : Quels sont les avantages de la co-location quand on est maman solo ?

Nada : Il n’y a que des avantages ! Déjà économiquement. On économise la moitié du loyer et des charges. On a un plus grand pouvoir d’achat, ce qui permet de faire plus d’activités avec son enfant et d’avoir une meilleure qualité de vie. Ensuite, ça permet de ne pas être seule. Et ça, c’est un très bon point. De plus, je vis en co-location avec un homme, il fait office de figure masculine pour mon fils. Ce n’est pas son père de substitution, mais il apporte une touche au tableau.

 

COOLOC : Que diriez-vous aux autres parents célibataires qui hésitent encore à se mettre en co-location ?

Nada : Je leur dirais de tester ! Oui, on peut avoir des appréhensions, c’est compliqué de trouver le bon co-locataire. Mais une fois qu’on l’a trouvé, c’est une expérience très enrichissante. La co-location des familles monoparentales gagne à se développer davantage. Il n’y a pas assez d’applications, de sites qui favorisent ce type de rencontre. C’est dommage car il y a de plus en plus de demandes.

 

En France, une famille sur cinq est monoparentale (Insee 2015). Au total, ce ne sont pas moins de 3 millions d’enfants de moins de 25 ans qui sont élevés soit par leur père, soit par leur mère. 13,2% des familles monoparentales déclarent connaître des difficultés liées au logement (Insee 2016). C’est le taux le plus élevé des ménages. La co-location semble être une solution, à condition d’être rigoureux.

La co-location peut aussi apporter une solution pour  la garde d’enfants pour les familles monoparentales comme l’expliquent les articles :

 

Si comme Nada, vous souhaitez nous faire part de vos expériences, contactez-nous et nous publierons votre histoire.

 

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Crédit photo : DR