Vacances : préparez votre échange de maison sans attendre !

Bons plans

L’échange de logement pendant les vacances est une pratique qui a le vent en poupe depuis quelques années. Vous souhaitez surfer sur la tendance et échanger votre co-location pour partir à l’autre bout du monde ? Le point sur les bonnes pratiques en la matière.

L’échange de logement : rien de plus simple !

La tendance a émergé aux Etats-Unis depuis plus de cinquante ans : en France, la mode de l’échange de maisons tend à se généraliser, tout particulièrement pendant les vacances, dans une logique d’économie de partage.

  • Des habitants de deux régions géographiques différentes échangent le temps des vacances leur logement respectif.
  • Maison dotée de piscine, appartement haussmannien, studio d’étudiant ou maison de campagne… Tout type d’immeuble ou d’habitat peut être échangé sans restriction, puisqu’aucune équivalence n’est exigée dans les échanges.
  • Locataires comme propriétaires peuvent par ailleurs y accéder quelle que soit leur qualité.
  • Pour les locataires comme pour les co-locataires, il s’agit aux yeux de la loi d’un hébergement identique à l’accueil temporaire d’amis : l’accord du bailleur est inutile.
  • Il suffit donc simplement de se mettre d’accord sur les modalités et c’est parti !

Un budget vacances réduit… et bien d’autres avantages

L’échange de logement est porteur de nombreux bénéfices pour les “échangeurs”.

  • Un budget “vacances” drastiquement réduit. L’échange de maisons est le plus souvent gratuit. Le poste “logement” peut donc aisément être supprimé du budget “vacances”, l’allégeant ainsi considérablement puisqu’il représente environ 29 % des dépenses.
  • L’absence de contrat. Au niveau juridique, aucune réglementation, bail ou contrat ne sont obligatoires.
  • La découverte de nouvelles régions et cultures. L’économie réalisée sur le poste logement permet de dédier son budget à la découverte de destinations auparavant difficilement d’accès, offrant l’opportunité aux “échangeurs” de partir à la découverte de nouvelles régions et cultures.

Echange de logement : les bonnes pratiques pour des vacances sereines

  • Choisir sa formule. Echange en France, échange international ou home sitting ? Plusieurs possibilités s’offrent à vous. L’échange en France et l’échange à l’international fonctionnent peu ou prou de la même manière. Le home sitting désigne pour sa part “une formule d’échange de services qui vous permet de confier pendant une durée limitée votre habitation à une personne (appelée home sitter), qui s’engage, en contrepartie de la jouissance du logement, à y assurer une présence et un entretien”. Entretien des animaux, des plantes et du jardin, par exemple. Vous devez dans ce cas disposer d’une clause de villégiature dans votre contrat d’assurance habitation. Quand au home sitter, il doit disposer d’une garantie de responsabilité civile (présente dans tous les contrats d’assurance multirisques habitation).
  • Trouver un logement. Un petit tour sur Internet et les offres pullulent, quelle que soit la destination. Inutile cependant de se précipiter sur la première offre venue : il est essentiel d’être prudent en matière d’escroquerie et de fraude. Parmi les sites les plus influents et les plus sûrs, qui procèdent à des vérifications : GuesttoGuest, Homelink, TrocMaison ou encore Intervac France.
  • Instaurer une relation de confiance. L’idéal : prendre contact directement avec l’échangeur pour vérifier les informations et échanger sereinement sur le projet d’échange.
  • Prévoir un contrat. Il n’est certes pas obligatoire, mais il permet de se prémunir contre les mauvaises surprises ou éventuelles arnaques.
  • Déterminer les obligations de chacun. Cadre et durée de l’échange, charges courantes prises en charge (électricité, eau, téléphone), modalités de restitution de l’appartement… A vous de déterminer ce qui vous convient le mieux.
  • Etre présent lors de l’arrivée des échangeurs. Il est ainsi possible de procéder à un état des lieux, et de préparer et cadrer tranquillement l’échange avant votre départ.
  • Etre bien assuré. Vol, dégradations des lieux, troubles de voisinages sont des risques tangibles. Aucune catégorie d’assurance n’est cependant imposée par la loi pour couvrir les échangeur. Pour couvrir les risques les plus dangereux, il est possible de souscrire une garantie responsabilité civile villégiature (pour couvrir les dégâts des eaux, incendies, explosions…), généralement rattachée à une assurance multirisque habitation. Pour les habitations hors Union Européenne, les règles assurantielles peuvent être établies en direct avec votre assureur. L’assurance automobile est recommandée si un prêt de véhicule est également prévu.
  • Connaître les recours disponibles en cas de souci. Deux possibilités : recours amiable avec indemnisation des préjudices causés par les occupants (un contrat écrit est là encore très utile) ou recours judiciaire si les invités refusent de réparer les dégâts.

Et en co-location, quand plusieurs co-locataires sont impliqués ?

Tous les principes et bonnes pratiques citées s’appliquent au cas spécifique de la co-location. Il s’agit simplement de se mettre d’accord entre co-locataires, soit pour partir tous ensemble dans une habitation suffisamment grande pour vous accueillir et laisser ainsi votre logement vide, soit pour que l’ensemble des co-locataires soient absents lors de l’arrivée des échangeurs.

Un co-locataire ne peut ou ne souhaite pas s’absenter à ce moment-là ? Si les échangeurs sont d’accord sur le principe, voici une occasion pour l’un de rencontrer de nouvelles personnes, et pour les autres de bénéficier d’un guide à domicile pour découvrir leur destination de vacances !

 

Pour tout savoir sur les tendances de la co-location, consultez la rubrique “Vie quotidienne” du blog de COOLOC. Et inscrivez-vous à notre newsletter pour ne rater aucun article !

 

Crédit photo : DR